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07.05.2012

Un parcours exemplaire pour ces trois jeunes

On peut-être jeunDSC_0126.jpge et savoir ce que l'on veut. Il faut juste se donner les moyens d'atteindre le but fixé ! C'est le parcours de Najet, Soumaya et Faïçal.

Najet, native de Ganges, maman de trois enfants, a pour projet de revenir dans le monde du travail après avoir consacré du temps à l'éducation de ses enfants.

« J'ai décidé de créer mon entreprise en communication et coaching en marketing. J'ai des compétences dans ce domaine, une expérience dans ce milieu et encore plein d'idées à exploiter."

Soumaya et Faïçal, aspirés par l'énergie de Najet, issus tous les deux d'une formation en BTS Commerce International et Managements des Unités Commerciales, veulent eux aussi créer leur propre entreprise.

Ils ont 20 ans, une énergie débordante et la volonté de s'orienter vers la vente de fournitures de bureau. « Avec  SFK Distribution, nous nous lançons dans l'import-export. La VPC est notre façon de travailler avec les entreprises. »

Ces deux jeunes entrepreneurs ont fait appel à Najet pour développer leur plan de communication et, de ce fait, ont uni leur désir de réussite dans leurs entreprises respectives. Convaincues par Najet, du bien fondé de ces entreprises dans les starting-block, deux entreprises locales ont participé au projet : Webvisions à Ganges pour le site internet, et l'imprimerie Clément du Vigan pour l'impression du catalogue de fournitures.

Soumaya nous dit : « La solidarité a aussi sa place dans le monde des affaires! Il était pour moi essentiel de travailler avec les entreprises du cru ».

La motivation a été le moteur de leurs démarches. Dans un marché de l'emploi difficile, ces trois jeunes ont pu, grâce à leurs idées, à leur volonté se lancer dans la voie qui les attirait.

Un bel exemple!

28.04.2012

Un contrat enfance et jeunesse

Mercredi 25006.JPG avril, Guy-Charles Aguilar, président du conseil d'administration de la Caisse d'allocations familiales de l'Hérault, et Jean-Pierre Péquignot, directeur, ont signé avec Jacques Rigaud, président de  la Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises, un contrat de cofinancement visant à développer une politique concertée en faveur de l'accueil des enfants et des jeunes âgés de 0 à 17 ans.

Dans le cadre de ses orientations d'action sociale familiale, la Caf renforce ses interventions en matière d'enfance et jeunesse en proposant un contrat de partenariat avec les communes: le contrat enfance/jeunesse.

Ce dispositif est destiné à aider les regroupements de communes (ou communes) à développer une politique globale en faveur de l'accueil permanent et temporaire des enfants et jeunes âgés de 0 à 17 ans.

Ainsi avec le soutien technique et financier de la Caf, la Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises peut s'engager dans un programme pluriannuel de développement de son offre de service enfance et jeunesse.


Il s'agira en l'occurrence de proposer une offre de garde équilibrée sur le territoire, de veiller à l'accessibilité et à la proximité des services, et de mettre en place une communication intercommunale.
Un partenariat ancien qui se pérennise et évolue.

La Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises et la Caf de l'Hérault sont partenaires depuis plus de 20 ans dans le domaine de la petite enfance.Depuis 2000, ce partenariat s'est enrichi grâce à la signature de contrat de temps libres avec les communes de Ganges, Brissac, Saint-Bauzille-de-Putois, Agonès, Montoulieu, qui ont permis de développer une offre en direction de la jeunesse.

La signature de ce contrat enfance et jeunesse intervient dans un contexte particulier : le transfert de la compétence jeunesse par les communes du territoire à la Communauté de communes, à compter du 1er janvier 2012.Ce nouveau partenariat permet de proposer une offre de service de proximité malgré les contraintes économiques et géographiques du territoire, de prendre en compte les nouveaux besoins sociaux, et de veiller à l'équité du territoire compte tenu de la disparité, en favorisant la mixité sociale.

La signature de ce contrat représente un enjeu très important pour les familles. Sur les 5 375 personnes couvertes par la Caf de l'Hérault sur le territoire de la Communauté, près de la moitié sont des enfants. Et plus de la moitié des actifs de la commune couvre la période 2011/2014.Il intègre de nouveaux projets : la création d'une coordination intercommunale, l'ouverture d'une micro-crèche à Saint-Bauzille-de-Putois, la mise en place d'une ludothèque itinérante, le rapprochement avec le LAEP associatif « Jouons en ludothèque » pour favoriser les lieux de socialisation, la construction d'une action éducative en direction des adolescents et le renforcement du partenariat et du travail en réseau, et enfin le développement d'animations périscolaires dans les écoles primaires du territoire.

La Caf de l'Hérault engage une participation financière annuelle prévisionnelle de 513 729 € au titre de la prestation de service et du contrat enfance jeunesse, complétée par des fonds exceptionnels à hauteur de 133 400 €.

24.04.2011

Emploi : rapprocher offre et demande

PE.jpgA l'heure où l'on ne parle de Ganges qu'en termes de « cité de voyous » ou de « zone sinistrée », Bernard Chevillon, formateur CLAF (organisme reconnu dans l’insertion et la formation professionnelle) et coordinateur commerce, propose un autre regard. Alors en partenariat Pôle emploi et le commerce local, le Claf a mis en place des actions visant à répondre à la problèmatique. « Notre rôle consiste à rapprocher offres et demandes d’emploi. » affirme Cyril Guarin, conseiller au pôle emploi du Vigan.

Douze stagiaires ont donc répondu à l’appel d’une formation théorique de deux mois et demi. Pendant ces dix semaines, dont quatre en activité chez les entreprises partenaires, ils ont acquis des connaissances théoriques et compétences pratiques complétées par l’obtention du CACES (permis de conduire des chariots élévateurs).

Jeudi 14 avril, une rencontre entre stagiaires et chefs d’entreprises a eu lieu dans les locaux du Claf. Résultat : sur douze personnes, six contrats de travail ont été signés. Les commerçants présents sont repartis avec leurs futurs salariés et des CV pour les recrutements moins urgents. « Il n’y a pas de formation efficace sans préparation et accompagnement vers l’emploi » assure Bernard Chevillon.
Mais selon Hanane (20 ans, stagiaire) « Le problème, pour trouver un emploi, c’est le manque d’expérience et l’impossibilité de prouver que je suis motivée pour travailler ».

Les CV des futurs salariés du commerce restent disponibles auprès de l’initiateur de cette action réussie : Pôle Emploi Le Vigan (coordonnée par Cyril GUARIN).

Information : CLAF, 13 avenue Louis-Pasteur, 34 190 Ganges, 04 67 73 20 85.

15.03.2011

Cathy Leboë, coiffeuse itinérante dans les hauts-canton

cathy.jpgA bord de son camion aménagé, elle participe à la vie des villages.

Comment êtes-vous accueillie dans les villages ?
Je suis accueillie gracieusement dans tous les villages. Eau et électricité sont mises à ma disposition, ce dont je remercie les municipalités. Ce sont des villages où le service n’existe pas. Ma venue crée l’animation et la présence du camion au village occasionne des rencontres et des échanges. Du coup, les gens se donnent la peine d’essayer un service qu’ils ne fréquentaient pas habituellement. Un client m’a même restauré gracieusement l’intérieur du camion.

Depuis combien de temps sillonnez-vous les routes ?
Depuis deux ans. Le précédent propriétaire du camion a travaillé six ans avant de me le céder. Si l’opportunité d’exercer de façon itinérante ne s’était pas présentée, j’aurai arrêté la coiffure en salon. Dans certains villages, j’ai commencé par une demi journée pour finalement y rester la journée entière. L’idée de participer à la vie du village me plait beaucoup.

Dans quels villages exercez-vous ?
A Brissac tous les mardis et à Montoulieu une fois par mois. Je suis aussi régulièrement à Notre-Dame-de-Londres, Saint-Jean-de-Buèges, Saint-Laurent-le-Minier, Puéchabon, Argeles… A Brissac par exemple, je coiffe les enfants et les parents, les uns attendant les autres dans le parc. Une très belle salle d’attente ! À l’occasion j’offre le thé ou le café. Certains clients me suivent dans les villages où j’exerce, quand ils n’ont pu se rendre au rendez-vous dans leur localité.

Quelle expérience avez-vous ?
J’ai grandi et été formée en Bretagne. Je suis dans le métier depuis une vingtaine d’années. Juste avant de m’installer à mon compte, je travaillais pour Jean Vallon à Juvignac. Mais j’ai aussi travaillé à Paris pour la chaîne Saint-Algue qui coiffait les miss France. Sophie Thalmann, Sonia Rolland et Elodie Gossuin sont passées sous mes ciseaux.

Qu’est-ce qui vous décide à proposer un tel service ?
J’ai un peu l’âme saltimbanque. Mais à Brissac, je ne suis pas seule à pratiquer l’itinérance et à privilégier la clientèle locale plutôt que celle de passage. Le boucher, le pépiniériste, le pizzaïolo, sillonnent les routes comme moi. De plus, je pense que le service de proximité a un avenir. Le principe est de rester souple avec les horaires. Il m’arrive de coiffer jusqu’à 22 h, ou même de travailler le dimanche. Pour le client, la contrainte des horaires s’amenuise.

Pensez-vous développer l’activité ?
J’ai choisi ce métier et cette forme par goût. Financièrement ce n’est pas pareil, mais pour moi ce n’est pas l’essentiel. J’ai des demandes en soins esthétique et même en toilettage. Il y a assurément de la place pour ces activités qui dépassent mon champ d’action. Il m’arrive d’imaginer une association, mais je n’en suis pas là. Sinon, j’aimerais couper les cheveux dans les centres pour handicapés.

Contact : 06 32 12 11 65

08.04.2010

Marc Santner veut "ramener le client en ville"

marc.jpgENTRETIEN
L’association des commerçants se renouvelle et change de président

Boulanger à Ganges, vous avez dernièrement été élu président de l’association des commerçants. Cela implique-t-il des changements importants ?

Anciennement dénommé Comité d’expansion du commerce gangeois, le nouveau nom de l’association est Commerçants Gangeois, la proximité de vos envies. Nous avons changé son nom, parce que nous pensons que les notions de proximité et d’envie reflètent bien ce que doit être le petit commerce. Pour le reste, le fonctionnement de l’association reste le même. Le bureau est désormais composé de François Rubio (coiffure Rubio), Bernard Brantus (l'art de lire), Fabrice Jourdan (maison de la presse), Alain Gazilla (meg@), Loïc Wullen (Ganges opique), Hugues Morali (le Snack) Claude Pestre (Derrière les fagots).

Quelle est le but d’une telle association ?
L’association existe depuis une vingtaine d’année. Elle a, depuis toujours, pour but de dynamiser le petit commerce gangeois du centre qui reste le premier organe d’une ville vivante. Ramener le client en ville, humaniser la relation commerçant/client et offrir un accueil digne de ce nom sont les garants d’une convivialité ambiante qu’il nous faut sans arrêt entretenir.

Quelle stratégie mettez-vous en place pour dynamiser ce commerce ?
Dès le mois de mai,  l’association se prépare sous sa nouvelle appellation, à mettre en place une quinzaine commerciale et une tombola gratuite sans obligation d’achat avec à la clé une voiture neuve à gagner. Le but de cette action étant, bien sûr, de faire entrer chez le petit commerçant, les clients qui ont d’autres habitudes.

Face à l’agressivité de la grande distribution, le petit commerce à Ganges tire-t-il son épingle du jeu ?
Nous avons eu des jours plus heureux, mais tout est encore possible. Les commerçants doivent en premier lieu comprendre qu’il faut être uni pour être plus fort. Pensez qu’ensemble, nous représentons le premier employeur de la commune, le plus grand verseur de taxes et que nous possédons le plus grand parking. Notre objectif est donc de parvenir à attirer la clientèle vers Ganges « intra rocade » à travers des actions comme celle de la quinzaine commerciale.  Nous espérons par ce biais, faire redécouvrir aux gens les atouts du commerce de proximité.

Que préconisez-vous en matière de défense des intérêts collectifs des commerçant traditionnels ?
Ici, trois points me paraissent essentiels : En premier lieu, la nécessité pour les commerçants de s’unir, en second lieu qu’ils libèrent devant leur commerce les places de parking au profit des clients, et enfin qu’ils soient assurés que face à la grande distribution, si le prix  est un critère d’achat, nous possédons d’autres atouts : l’accueil, le choix, la qualité, le relationnel, l’esprit du commerce à l’ancienne, la convivialité... Par ailleurs, pour intensifier l'invitation à entrer dans  la ville, nous venons de négocier avec la municipalité l’inversion du sens unique dans la rue Biron. Notre beau centre-ville le mérité bien, non ?

04.03.2010

Les Cigales agissent pour une économie sociale et solidaire

Un nombre, de plus en plus important de personnes, s'interroge sur l'utilisation des sommes transitant à travers le système bancaire ou boursier. Pour redonner un sens à l’usage de l’argent et participer activement au développement d'une citoyenneté économique sur son territoire, des personnes se rassemblent et soutiennent  des activités respectueuses de l'environnement et de la personne au moyen des Cigales, les clubs d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne.

Une Cigales est une structure de capital-risque solidaire, mobilisant l’épargne de ses membres au service de la création et du développement de petites entreprises locales et collectives (SARL, SCOP, SCIC, SA, association, …). En participant à une Cigales, chacun peut s’interroger sur les activités qu’ils aimerait soutenir à travers son investissement. Lorsque l'épargne est suffisante, un montant d'environs 2000 à 3000 euros est investi en indivision dans une entreprise en création ou en phase d'augmentation de son capital. À cela s'ajoute un accompagnement humain des entrepreneurs : aide à la gestion, recherche des marchés...

Les clubs sont, en général, constitués d’une quinzaine de personnes et les entreprises soutenues doivent développer une activité pérenne, créatrice de lien social et de solidarité, en cohérence avec des enjeux environnementaux (innovations environnementales, utilisation d'énergies non polluante).

Le club a une durée de vie limitée. Il est déclaré au centre des impôts sous forme d'indivision. Chaque membre s'engage pour cinq ans et épargne tous les mois entre 15 et 30 euros. Au terme de sa vie, la Cigales procède à la liquidation de son portefeuille, au prorata des apports des cigaliers.

La Cigalez, créée dans l'Hérault participe ainsi au développement d'une économie centrée sur l'humain et non sur le profit. Elle fait partie des 125 Cigales répartis sur le territoire français.  Jean Auteroche, responsable de l'Ifad de Ganges, s'est à titre privé, engagé dans la Cigales de l'Hérault : "Nous ne sommes pas des banquiers et notre groupe rassemble des personnes qui ont plutôt la fibre associative. L’idée est d’investir "sur des personnes", et non pas "en bourse". Nous soutenons des projets éthiques qui participent au développement d'une économie sociale et solidaire. ».

Dans l’Hérault, les futurs cigaliers et porteurs de projet peuvent en savoir plus en consultant le site de la Fédération nationale des Cigales, à www.cigales.asso.fr. Ils peuvent également adresser un courriel à a.delsol@no-log.org, ou contacter le président, Aurélien Delsol au 06 74 15 29 58 - 09 54 84 24 13.