08.05.2012
A Vert-Bois à Ganges, un postier à la retraite
Qui ne connaît, à Ganges, René Bourgeois, amicalement surnommé « le maire de Vert-Bois » ? On peut le voir chaque jour dans les rues de Ganges, grimpé sur son vélo, Ghislaine son épouse collée à sa roue. Durant la promenade, les haltes sont fréquentes. C'est qu'il connaît tout le monde à Ganges !
Né à Privas en Ardèche le 7 juillet 1929, il suit son père en Algérie et commence son parcours professionnel à La Poste à l'âge de 15 ans comme télégraphiste titulaire jusqu'à son service militaire... ou son régiment comme l'on disait autrefois. Puis, il revient à La Poste où il sera tour à tour manutentionnaire, agent d'exploitation, contrôleur et chef de section.
Marié à Ghislaine en 1954, de leurs 4 enfants ils sont riches aujourd'hui de 8 petits-enfants. Retraité de La Poste le 7 juillet 1989, ce n'est pas pour autant qu'il ne s'active pas ! Sa vie professionnelle ne l'a pas empêché, au contraire, d'avoir une vie associative dense : correspondant de la mutuelle PTT de l'Hérault ; secrétaire union locale CFDT et syndicat PTT ; président de l'école de musique de Ganges ; trésorier du Souvenir Français (médaille vermeil) ; conseiller municipal ; trésorier de l'UNC et porte-drapeau (médaille d'argent) ; Bleuet de France en tant qu'organisateur sur Ganges et Brissac ; président et fondateur du Volley Club gangeois ; administrateur de la Maison des aînés ; président fondateur de l'amicale des Anciens Combattants Ganges et sa région.Toutes ses activités, égrenées au cours des années, dont certaines perdurent! Avec un tel parcours, normal que M. Bourgeois connaisse la population du village.
Aujourd'hui, toujours très actif, Ghislaine s'inquiète: « Il en fait trop ! J'aimerais qu'il se calme un peu! ».
Il est vrai que dans la quiétude de leur quartier, il fait bon regarder les rosiers se mettre en fleurs, discuter avec le voisinage sympathique, passer du temps à profiter du soleil après une vie bien remplie aux services des autres... avant de renfourcher son vélo... c'est plus fort que lui !
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10.09.2011
Les derniers habitants de la Cité jardin ont le coeur gros

Les derniers habitants de La Cité jardin profitent de la fraîcheur d’une fin d’après-midi d’été. Assis sur des chaises de jardin au pied d’un immeuble encore occupé, les conversations vont bon train. Ici, ils se connaissent tous depuis de nombreuses années.
Un jour le plafond d’un des locataires s’est effondré, sans que l’on sache pourquoi. Un défaut de construction a été évoqué. À partir de ce moment, des ouvriers sont venus et ont consolidé l’ensemble des appartements. Et « Cà fait sept ans que nous vivons avec des poutres et des étais dans le salon » dit l’un d’entre eux.
Dans un premier temps, il a été question de réparations. Puis il a été dit que la réhabilitation serait trop coûteuse. Finalement, le choix s’est porté sur la destruction pure et simple des bâtiments et la fin d’une tranche de vie pour tous les habitants.
Sur les cinq bâtiments d’origine, un premier a déjà été détruit et remplacé par une construction neuve où quelques habitants ont été relogés. Deux autres immeubles, pareils à des carcasses vides, sans plus de fenêtre et comme édentés donnent un air lugubre au quartier, autrefois plutôt coquet. Les deux derniers sont encore partiellement habités. « C’est un projet qui date de 2003 et il y a quatorze mois que les deux immeubles d’en face sont vides, Ce ne sont plus que des cadavres. », dit amère un locataire.
Les trois familles qui occupent les derniers immeubles attendent d’être relogées. « C’était l’un des quartiers prisés de Ganges. Ça fait 53 ans que j’habite ici, jamais je ne pensais en partir. On en a gros sur le cœur », reprend une habitante. La dame âgée de plus de 80 ans a pour ainsi dire toujours vécu à La cité jardin. Elle sera prochainement relogée, mais elle craint pour sa sécurité car « les volets du nouveau bâtiment ne sont pas sécurisés et aucune clôture n’est prévue. » Moi, dit une autre « Je suis passé d’un 70 m² à un petit appartement avec bien moins d’ouvertures. C’est neuf, c’est propre, mais nous n’avons plus de caves, nous n’avons plus de pavés mais du lino et les volets ne sont pas sécurisés et tout ça pour un loyer qui a pratiquement doublé. »
20:47 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2011
Fabien Jaafri draine dans son sillage la jeunesse locale
Sa société assurera la sécurité lors du concert qui aura lieu dans la cour de la médiathèque le soir du 11 juin.
Dernièrement sur TF1, Claire Chazal présentait un reportage qui pointait du doigt la petite délinquance qui empoisonne Ganges. Reconnaissez-vous dans ces images, le village dans lequel vous avez grandi et êtes allé à l’école ?
Depuis mon passage à l’école primaire et au collège, de l’eau a coulé sous les ponts de Ganges… Il est indéniable que la petite délinquance a progressé mais il faut savoir qu’elle n’incombe pas forcément aux jeunes les plus en vue, comme le montre le reportage. Évidemment, je regrette le regard posé sur Ganges dans les médias.
Vous êtes agent de sécurité depuis une dizaine d’années et depuis peu votre propre patron. Fait-on appel à vous lors des manifestations locales ?
Le 11 juin, le concert organisé pour les jeunes, en concertation avec les Elvis platinés, la médiathèque et le centre socioculturel, l’Agantic, sera sécurisé par ma société tout comme celui du 18 décembre 2009 l’avait été.
Localement, j’ai aussi sécurisé les fêtes de Ganges 1900, fêtes médiévales de Laroque et autres fêtes votives à Cazilhac, Moulès-et-Baucels, Brissac, Saint-Bauzille-de-Putois. J’ai l’avantage de connaître beaucoup de gens et aussi les jeunes du territoire. Un avantage qui me positionne comme un médiateur et qui calme les tensions.
Qu’est-ce qui vous a conduit dans la sécurité ?
Mon père était maître-chien et effectuait du gardiennage en région parisienne. C’est ce qui, je pense, m’a inspiré… A 28 ans, j’ai aussi un gabarit qui prête au respect ! Cela dit, l’idée d’assurer la sécurité des biens et des personnes, m’apporte une certaine satisfaction. J’ai commencé à travailler à l’âge de 16 ans et après être passé par la maçonnerie et la conduite d’engins, j’ai finalement arrêté mon choix professionnel sur la sécurité.
Employez-vous des jeunes du territoire ?
Durant les dix-huit mois nécessaires à la construction de la salle de spectacles Aréna à Fréjogues, j’ai employé dix agents pour surveiller les lieux, dont huit jeunes de Ganges. En 2009, 2010 et 2011 j’en ai pratiquement employé autant pour surveiller le parc des expositions de Montpellier. Des contrats qui pour la plupart n’ont malheureusement pu être renouvelé faute d’une formation spécifique, aujourd’hui obligatoire. Certains ont cependant obtenu la certification qui leur permet de continuer à travailler avec moi.
Connaissez-vous le groupe qui se produira le 11 juin dans la cour de la médiathèque ?
Je crois savoir que c’est un groupe de rap français connu pour son engagement et son éthique, qui milite pour une société plus juste sans glorifier la violence et qui croit en l’évolution des mentalités. Un groupe à découvrir et à écouter, assurément.
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